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Rencontres oniriques

Poèmes et illustrations de Léa Martin

Paru en septembre 2024

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Conversation avec Bernard Victor Chartier, poète et éditeur

 

BVC. Parlez-nous un peu de votre histoire.

LM. Je me suis formée artistiquement sans savoir d’abord dans quoi me spécialiser mais en suivant mes aspirations du moment : un bac littéraire, une formation de menuiserie et de sculpture sur bois et enfin les Beaux-Arts de Limoges.

Je souhaitais avant tout créer sans savoir clairement à ce moment ce que je voulais entreprendre.
On peut dire que j’ai longtemps papillonné d’un domaine à l’autre en expérimentant et cela me plaisait. J’ai commencé à peindre au lycée et il se trouve que, paradoxalement, je n’ai pas du tout peint ni dessiné aux Beaux-Arts mais je me suis ouverte à d’autres formes de créativité comme la céramique, le modelage, la sérigraphie, la vidéo et la publication assistée par ordinateur.

À la suite de cela, j’ai entrepris un service civique trés épanouissant pendant les six premiers mois de l’année 2021 au Pertre, en Bretagne.
Ma mission était de valoriser les chemins de randonnées. J’y ai créé des supports ludiques et pédagogiques sur du contreplaqué chantourné et peint. J’ai également proposé un livret sur l’histoire de la commune autour d’un nouveau circuit de randonnée. Cela m’a beaucoup plu, et je pense un jour continuer dans cette voie professionnellement. Quoi qu’il en soit, c’est là-bas que j’ai commencé à écrire ces textes poétiques.

En parallèle, j’ai de fortes valeurs écologiques et suis impliquée depuis l’adolescence dans diverses associations environnementales.
J’aime également voyager en faisant du wwoofing ou des chantiers participatifs. J’ai fait de magnifiques rencontres dans un de ces lieux, la Maison de Paille, qui m’a inspiré les poèmes La Maison de Paille et Un drôle de radeau.

Ce sont toutes ces expériences de vie qui nourrissent mes textes.

BVC. Depuis quand et pourquoi écrivez-vous ? Plus particulièrement, comment et quand est né votre goût pour la poésie ?

LM. L’histoire est très belle. J’aime dire que c’est une chouette effraie qui m’a invitée à écrire. Un soir, j’ai rencontré ce bel oiseau nocturne posé sur un arbre près de moi. J’ai pu m’approcher suffisamment pour l’admirer avant qu’elle ne s’envole d’un coup d’aile. Le soir même, j’écrivais le poème « La dame blanche ». Elle m’avait inspirée. C’était en mars 2021, une expérience assez récente en somme. D’autres textes ont suivi, issus de tranches de vie que je souhaitais partager.

L’été suivant, j’ai commencé à utiliser l’aquarelle pour créer des carnets de voyages afin de garder une trace de mes aventures.
La poésie et le dessin me permettent de raconter une histoire. Raconter mon histoire. J’ai découvert récemment que la poésie me permet de partager des expériences, des émotions.

J’utilise une poésie sans contrainte, qui se raconte comme une histoire. J’emploie parfois des rimes pour sublimer le texte mais contrairement à la poésie traditionnelle, mes mots s’enchaînent librement et d’une manière plus moderne.

BVC. « La poésie est un art de vivre », êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?

LM. Tout à fait, la poésie est un art de vivre.
À mes yeux, elle réenchante le monde, libère la contemplation, l’émerveillement, le silence, l’écoute, le moment présent. La poésie permet de garder ses sens en éveil.
C’est un moyen de conserver son âme d’enfant, d’être toujours émerveillé par la beauté d’un arbre ou le chant des oiseaux.
Le poète transcrit ses émotions sur son carnet avec des bribes de mots qui dansent sur le papier.

Il couche cet élan du cœur, qui dans la bouche du lecteur prendra vie. La poésie sublime la réalité grâce à l’imaginaire et la beauté des mots. On peut dire que la poésie révèle la beauté de notre monde en ou- vrant les cœurs.

Je pense que la Vie elle-même est une poésie en recherche d’harmonie.
J’aimerais citer Paul Valéry « La poésie est l’ambition d’un discours chargé de plus de sens et mêlé de plus de musique que le langage ordinaire en porte et ne peut en porter ».

BVC. Que vous apportera l’édition d’un livre ?

 

LM. Éditer ce livre est pour moi un moyen de partager une vision du monde qui m’est propre et d’inviter le lecteur de cœur à cœur. Cela me permet d’élargir le cercle des lecteurs en proposant mes textes à des personnes qui me sont inconnues et cela me met en joie.

Je pourrai également lire mes textes ainsi que d’autres à venir plus facilement lors d’évènements publics en me donnant une certaine légitimité. Éditer un livre est également un doux rêve auquel je pensais secrètement depuis longtemps sans vraiment prendre cela au sérieux.

Alors, lorsque l’opportunité s’est présentée à moi, j’ai bondi !
Toutefois, je suis assez étonnée par la rapidité avec laquelle ce livre a vu le jour. Comme je le disais, j’ai commencé à écrire mon premier texte en mars sans imaginer une seconde qu’il serait publié. Et je signais le contrat d’édition avec La plume de Léonie mi-novembre, en ayant commencé les illustrations un mois plus tôt, pour le publier pour Noël.

C’est très rapide, et je suis très fière de la tournure que cela prend.

BVC. En plus de votre poésie, vos illustrations de ce livre sont remarquables, comptez-vous poursuivre dans cette voie, c’est à dire faire vivre ensemble vos deux talents ?

LM. Merci. Oui, en effet, je souhaite poursuivre dans cette voie. J’ai l’idée d’écrire un album pour enfants que j’illustrerai.
Plus tard, je pense que d’autres livres de Rencontres verront le jour, avec des textes poétiques illustrés. J’imagine notamment un recueil avec des textes plus engagés, en lien avec l’écologie. Les deux premiers poèmes de ce livre auraient d’ailleurs pu en faire partie, car ce sont les seuls à ne pas être inspirés d’expériences vécues cette année.

J’aimerais aussi me remettre à peindre sur toile. Un jour, je souhaiterais également rajouter de la musique sur certains textes pour leur donner une dimension plus onirique. À chaque fois que cela fut le cas lors de soirées, l’instant était magique mais éphémère. J’aimerais graver ces moments pour les faire découvrir ensuite à d’autres personnes.

Je suis également ouverte à d’autres projets. On m’a récemment proposé des illustrations de livres, l’histoire continue !

BVC. Je sais que vous avez d’autres talents, la sculpture sur bois notamment, parlez-nous en. Avez-vous des projets ?

LM. Effectivement, j’aime sculpter sur bois.
J’ai suivi une formation de sculpture ornemaniste pendant un an après une année de menuiserie.
Mr Boscher, mon professeur de sculpture passionné et passionnant, m’a beaucoup appris et je l’en remercie.
Je sculpte des pendentifs en bois ou de petites créations.
J’aime aussi réaliser des paniers ou objets en vannerie sauvage, c’est à dire avec les matériaux et plantes que l’on trouve dans la nature.
Toutefois, pour l’instant je n’ai pas de projet en lien avec la sculpture.
Mais puisqu’en ce moment tout va très vite, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Nous verrons bien !

BVC. Y a-t-il une question que je ne vous ai pas posée et quelle en serait la réponse ?

LM. Une question qui pourrait m’être posée : Pourquoi avoir appelé ce livre Rencontres Oniriques ?

Tous ces textes sont issus de rencontres magiques pour moi, qui m’ont émerveillée.
Malgré tout ce qui se passe actuellement de très sombre dans le monde, je voulais montrer qu’en parallèle il est possible de vivre encore de magnifiques moments de pure joie.

Mes textes sont pour la plupart issus de belles rencontres et de moments qui invitent à la rêverie. Mais je vais maintenant laisser les lecteurs découvrir ces fameux textes !

En vous souhaitant une bonne lecture !​

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