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Café et croissant

Café Poésie à Sillé le Guillaume

Poèmes de MT. Brunias, L. Chartier, P. Galère, MH. Grilleaud, Daniel Labonne, Hervé Mesnage, Gabriel Pottier.

Paru en juin 2021

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Présentation

Le livre que vous tenez entre les mains va vous surprendre par la richesse, la simple beauté, la diversité, la force et la profondeur des textes. Ce sont des poèmes. Les sept auteur·e·s, toutes·tous de Sillé et des proches environs, font partie du Café Poésie, créé il y a deux ans à la médiathèque de Sillé le Guillaume (d’où le titre du livre).

 

Remontons le temps. Dix-huit mai deux mil dix-neuf, à dix heures et trente minutes, une belle aventure commence. Treize personnes sont réunies à la médiathèque de Sillé le Guillaume, pour la première session du Café Poésie, en suivant Charles Baudelaire : Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. Gérard Galpin, maire de notre jolie commune de Haute Sarthe, tient à être présent pour rappeler que la municipalité encourage et soutient les initiatives locales, notamment celles qui cherchent à diffuser et développer la culture.

 

Par la suite, tous les deux mois, les réunions sont de plus en plus suivies, avec une évolution qui correspond au souhait de l’initiateur. En effet, quelques personnes ne se contentent plus de lire les textes des « autres » mais osent (c’est le mot juste) dire leurs propres textes, leurs poèmes.

 

C’est ce qui, deux ans après, incite l’éditeur (pour marquer de manière symbolique la création de sa maison d’édition à Sillé le Guillaume) à concevoir ce livre et le réaliser avec l’accord des sept auteur·e·s.  Trois ont une expérience de l’édition de leurs textes, mais pour les quatre autres, il s’agit d’une totale nouveauté, non sans avoir à résoudre au moins ces deux questions : « est-ce que mes vers sont bons ? » ou bien « suis-je en quelque sorte légitime ? ». La réponse est chez Rainer Maria Rilke, dans son ouvrage « Lettres à un jeune poète » : Vous demandez si vos vers sont bons... vous les comparez avec d’autres poèmes... Eh bien, je vous demande d’abandonner tout cela. Vous regardez dehors, et c’est la dernière chose que vous avez à faire. Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Rentrez en vous-même. Sondez la raison qui vous commande d’écrire... et surtout, demandez-vous « dois-je écrire ». Creusez au fond de vous pour y trouver la réponse enfouie. Et si celle-ci s’avère positive, alors construisez votre vie selon cette nécessité.

 

Quelques mots sur chaque auteur·e (par ordre alphabétique). Un grand poète récemment parti sur l’autre rive, Philippe Jaccottet, leur a trouvé un point commun : S’il n’y a pas initialement émotion devant quoi que ce soit, il ne peut y avoir aucun mouvement vers le poème.

 

Marie Thérèse Brunias. Quels que soient les événements, elle garde sourire, joie de communiquer, simplicité de l’émerveillement. Ses vers ont beaucoup de fraicheur. Les oyats, sentinelles des dunes /dans ce vent de travers /ont la mèche à l’envers.

 

Lydie Chartier. La poésie pour elle est un art de vivre. Ses vers généreux jaillissent de son âme en apportant au quotidien pureté, élégance, beauté, élévation. Et lors mon âme a tressailli / Quand son rayon doré s’est posé sur mon cœur / Ébloui de magie.

 

Patrick Galère. Spontanéité, sens de l’observation, conviction et profondeur le caractérisent. Comme une fleur de pissenlit / Qui se détache et vole au vent / Pour essaimer plus loin / Et continuer ainsi le cycle de la vie / Évitons de marcher sur les fleurs de pissenlit /S.V.P.

 

Marie-Hélène Grilleaud. Elle tient ses mots serrés contre son cœur et les délivre en cascade claire qui rebondit sur un caillou. Chanter l'amour, la rage, la passion, / Chanter à l'unisson, /Libérer larmes, rires, déraison, / S'envoler pour n'être qu'émotion.

 

Daniel Labonne. Ayant rejoint le Café Poésie depuis peu, Daniel est homme d’expérience, aux valeurs supérieures de fraternité et d’amitié. La poésie est chez lui une seconde nature. Que sa voix soit tout aussi audible / Qu’un filao chantant dans le vent.

 

Hervé Mesnage. À la recherche de rimes riches, ses vers sont nourris harmonieusement dans l’humain et l’esthétique. Il y a du Proust chez lui. Les moments de bonheur / Où l’on ne lit plus l’heure / Sur un discret chemin / Quand se joignent deux mains.

 

Gabriel Pottier. En grattant la terre, Gabriel trouve parfois des pierres précieuses à l’état brut, qu’il polit longuement pour leur donner tout leur éclat. Mais j’ai dû porter sur ce plateau indomptable / Au moins deux guerres mondiales dans mon cartable.

 

Pour suivre les pages de ce recueil, laissons-nous guider par deux maîtres ès-poésie. Victor Hugo, dans « Les Feuilles d’automne » : Les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau. Et Christian Bobin, avec la toute dernière ligne de son livre « La grande vie » : La poésie, c’est la grande vie.

 

Bernard Victor Chartier

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